Business angels : les modalités d'investissement

par INGDirect Community Manager ‎28-04-2015 16:44 - modifié ‎28-04-2015 17:27

Business angels

 

DOSSIER - Devenir un business angel, cet investisseur au service des entreprises

Souvent anciens cadres ou entrepreneurs, les business angels sont prêts à donner de leur argent et de leur temps à de jeunes entreprises innovantes.

Quel est le statut légal d'un business angel ? Comment fonctionnent leurs sociétés d'investissement ? Tour d'horizon des contraintes réglementaires de ce mode de placement.

Les business angels peuvent financer individuellement – c'est ce que l'on appelle l'investissement direct – ou via une holding – ou investissement indirect. Ces holdings qui permettent de mutualiser les fonds sont appelées Siba, pour sociétés d'investissement de business angels.

Dans le cas d'un investissement direct, ce qui représente aujourd'hui la plus grosse part des placements, chaque business angel prend la décision de financer de manière individuelle, tandis que dans le cas d'un investissement indirect, c'est un comité qui décide. Le comité d'investissement est géré par des actionnaires qui choisissent les entreprises dans lesquelles le fonds va investir, qui peuvent concerner de cinq à huit projets généralement, pour des fonds qui peuvent s'échelonner entre 400 000 et 3 millions d'euros, selon le nombre d'investisseurs. « Investir via une Siba permet de le faire plus facilement et de façon plus impactante, explique Benjamin Bréhin, délégué général de France Angels. Cela permet aussi de financer sans trop s'impliquer. »

Les business angels investissent de façon minoritaire dans les entreprises. La minorité de blocage est à 33 %, mais la moyenne se situe « plutôt autour de 20 ou 25 % », note Benjamin Bréhin. Le reste des fonds est levé auprès de fonds d'amorçage ou de sociétés d'investissement, avec un effet de levier fois 3, c'est-à-dire que pour un euro mis en moyenne par un business angel dans un projet, trois euros sont récoltés via d'autres organismes.

Le co-investissement avec d'autres réseaux de business angels est aussi très courant, « tout simplement parce que certains dossiers nécessitent beaucoup de fonds et ne peuvent pas être financés par un seul réseau », explique Agnès Fourcade, présidente de Femmes Business Angels. Le co-investissement avec des plateformes de financement participatif est lui aussi en plein essor. Par exemple, le réseau Paris Business Angels a noué un partenariat avec la plateforme Sowefund pour compléter ses tours de table.

Côté fiscalité, être business angel permet aussi de bénéficier d'avantages. « La loi Tepa offre une défiscalisation de 18 % sur l'impôt sur le revenu et de 50 % sur l'impôt sur la fortune », explique Julien Dubois, délégué général du réseau de business angels francilien Investessor. Pour bénéficier de cet avantage fiscal, il faut rester au capital de l'entreprise au minimum cinq ans, une durée qui est bien souvent dépassée par les business angels qui investissent à des stades très précoces de la vie des entreprises.

A lire également dans notre dossier "Devenir un business angel, cet investisseur au service des jeunes entreprises":

Infographie : les business angels développent leur territoire

Crédit photo : © yurolaitsalbert - Fotolia

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